
Dry January : pourquoi faire une pause avec l’alcool ?
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le « Dry January », il s’agit d’un défi volontaire d’abstinence d’alcool d’une durée d’un mois. Cette initiative a été lancée au Royaume-Uni à la fin des années 2010 par l’organisation caritative Alcohol Change UK, afin d’encourager une prise de conscience de sa consommation d’alcool et de participer à une période d’abstinence temporaire. Pour l’édition 2025 du Dry January, Alcohol Change UK a rapporté que plus de 200 000 participants inscrits ont suivi et mesuré leur progression.
Des bénéfices significatifs sur la santé
Une étude observationnelle menée au Royaume-Uni a montré que, chez les consommateurs modérés à élevés, l’abstinence d’alcool améliore la résistance à l’insuline, le poids corporel, la pression artérielle ainsi que les facteurs de croissance liés au cancer. Ces résultats soutiennent l’existence d’un lien entre la consommation d’alcool et le risque de cancer, et suggèrent également que l’alcool augmenterait le risque de maladies métaboliques. Fait intéressant, les personnes qui suivent de près leur cholestérol ont constaté que l’arrêt de l’alcool peut entraîner des modifications notables, suggérant que ce dernier est un des premiers facteurs responsables du cholestérol.
La consommation chronique d’alcool est également associée à des adaptations neurobiologiques des circuits de la récompense. Elle modifie la signalisation de la dopamine qui contribue à la régulation de l’humeur et réduit la sensibilité au plaisir, tant pendant la consommation que lors des premières phases de l’abstinence.
Une période de 31 jours, comme celle du Dry January, est suffisante pour observer des améliorations significatives du bien-être, dont certaines peuvent se prolonger au-delà de ce mois.
Important : les personnes ayant des antécédents de crises lors de sevrage ou d’autres complications liées à un sevrage sévère ne doivent pas arrêter brutalement leur consommation sans avis médical et accompagnement approprié.
Comment adoucir la transition ?
Certaines plantes médicinales, ou leurs principes actifs, ont montré des mécanismes d’action variés pouvant soutenir la période de sevrage alcoolique. Parmi les exemples les plus connus figurent la passiflore et la valériane, notamment pour le traitement de l’anxiété et des troubles du sommeil. Il est essentiel de rappeler que les plantes sont plus efficaces lorsqu’elles s’inscrivent dans une approche globale, incluant une alimentation adaptée, des techniques de relaxation et une activité physique régulière.
Votre Dry January peut commencer à tout moment. Motivé.e?
Références:
- https://www.news-medical.net/health/Dry-January-Key-Health-Benefits-of-30-Days-Without-Alcohol.aspx
- Mehta, G., Macdonald, S., Cronberg, A., et al. (2018). Short-term abstinence from alcohol and changes in cardiovascular risk factors, liver function tests and cancer-related growth factors: a prospective observational study. BMJ Open 8(5). DOI:10.1136/bmjopen-2017-020673.
- Suzuki, T., Fukui, S., Shinozaki, T., et al. (2025). Lipid profiles after changes in alcohol consumption among adults undergoing annual checkups. JAMA Network Open, 8(3).
2026 Janvier